INTERVIEW AVEC CHEIKHOUNA BARA FALILOU MBACKE AUDITEUR EN FINANCE ISLAMIQUE
Diplômé en Finance Islamique à l’ Institut Bahreïnien pour les Etudes Banquières et financières, Cheikhouna Bara Falilou Mbacké est un Auditeur Conseiller du Charia Certifié AAOIFI, Organisation de Comptabilité et Audit des Institution Financières Islamique. Il revient dans cet entretien sur l’importance de la finance islamique et son mode de fonctionnement.
En quoi le modèle économique islamique est-il différent du modèle classique capitaliste?
Le Modèle économique islamique se basse sur l’éthique, investissement socialement responsable et en plus religieusement engagé
Les deux modèles ont la même finalité mais avec des règles du fonctionnement différent
Vous dites souvent dans vos interviews que la micro-finance islamique a deux missions : social et économique, pouvez-vous nous en dire plus?
La mission de la Microfinance islamique est de fournir un soutien parallèle aux plus pauvres. Elle se repose sur les facteurs éthiques, moraux et sociaux pour promouvoir l’égalité et l’équité pour le bien de la société.
Si en Microfinance classique la norme qui préside aux décisions est l’optimisation du couple rendement-risque des ses placements, La profitabilité n’est pas l’unique ni le principal critère de décision pour la Microfinance islamique
Quel bilan faites-vous du développement de la finance islamique au Sénégal pour les 5 dernières années?
Trop des bonnes intentions, des séminaires et des Forum mais rien de concret jusqu’à présent. Même si rien ne s’oppose à l’application de la finance islamique au niveau de la BCEAO les réformes fiscales nécessaires n’ont toujours pas implémentées.
Les Khalifes de Touba ont toujours référé à un système bancaire qui répond aux caractéristiques de la Charia au Sénégal, qu'en est-il de l'implentation des banques dans la ville de Sainte de Touba?
Touba est une ville islamique dans un état laïque entre guillemets. Les nécessités permettent certains interdits par foi. Elle fait partie du Sénégal, la Finance est en phase d’implantation au Sénégal, Touba ne peut pas être en avance par rapport au reste du pays.
Heureusement, l’introduction de cette Finance est en bonne voie car, la législation est prête pour être appliquée.
Ce retard, est du à mon avis, aux craintes des Banques conventionnelles qui ont toujours étaient seules sur le terrain mais face à la concurrence de l’industrie de la Finance islamique que, l’Occident considère comme un rempart à la Finance conventionnelle face à la crise.
Quel bénéfice en tirerait les particuliers et les entreprises en adoptant la finance islamique?
Les particuliers et les entreprises vont tirent beaucoup plus des profits en utilisant un system financier dans le quel la relation entre le client est l’institution est une relation entre des partenaires pas entre créditeurs accréditeurs. Les principes phare de la Finance islamique est le principe de 3 P partage des profits et des pertes.
Par Makhtar SenécoPlus
Makhtar Senecoplus